A woman sitting on a couch in a living room

Voici un aperçu des questions fréquemment posées par les patientes avant une augmentation mammaire. Elles portent sur la sécurité, le résultat, la technique opératoire, la convalescence, ainsi que les impacts à long terme sur la santé et la vie quotidienne.


1. Les questions sur la sécurité et les risques

a) L’augmentation mammaire est-elle sûre ?

  • Les techniques chirurgicales actuelles et la qualité des implants mammaires ont grandement évolué pour assurer une sécurité optimale.
  • Les implants sont soumis à des contrôles rigoureux (normes CE et parfois approbation FDA) et les chirurgiens suivent des protocoles précis pour réduire au maximum les complications.

b) Quels sont les principaux risques et complications possibles ?

  • Contracture capsulaire : Formation d’une capsule fibreuse autour de l’implant, pouvant entraîner une gêne ou une déformation.
  • Infection et hématome : Comme pour toute intervention chirurgicale.
  • Rupture ou fuite de l’implant : Rare, surtout avec les gels de silicone cohésifs modernes.
  • Cicatrices hypertrophiques : Parfois, la cicatrisation peut aboutir à une surépaisseur.
  • Risques liés à l’anesthésie générale : Ils sont très faibles chez une patiente en bonne santé, mais existent.

c) Quelle est la durée de vie des implants ?

  • Les implants modernes sont conçus pour durer plusieurs années, souvent 10 à 15 ans (ou plus) sans problème.
  • Aucun implant n’est garanti “à vie”, même si de nombreuses marques offrent des programmes de garantie très longs, voire illimités contre la rupture.

2. Les questions sur le choix de l’implant et la technique opératoire

a) Quelle est la différence entre un implant rond et un implant anatomique ?

  • Implant rond : Offre un galbe plus marqué en haut du sein, idéal pour un décolleté prononcé.
  • Implant anatomique (en forme de goutte) : Reproduit plus fidèlement la forme naturelle du sein, avec un pôle inférieur plus projecté.

b) Comment choisir la taille et le volume de l’implant ?

  • Le choix se fait en concertation avec le chirurgien, qui prend en compte la morphologie (largeur du thorax, épaisseur du tissu mammaire, etc.) et les souhaits esthétiques de la patiente.
  • Certaines cliniques proposent des essais avec des prothèses externes ou des simulations 3D pour aider à se projeter.

c) Où place-t-on les implants (sous-muscle ou devant le muscle) ?

  • Sous-glandulaire (devant le muscle) : Récupération plus rapide, mais l’implant peut être plus visible chez les patientes minces.
  • Sous-musculaire (derrière le muscle pectoral) : Convient bien aux patientes avec peu de tissu mammaire, mais la convalescence peut être plus longue.
  • Dual-plane : Technique intermédiaire (haut de l’implant derrière le muscle et bas derrière la glande), permettant un compromis entre un galbe naturel et une bonne couverture musculaire.

d) Quelles sont les voies d’incision possibles ?

  • Péri-aréolaire (autour de l’aréole) : Discrète, mais dépend de la taille de l’aréole.
  • Sous-mammaire (dans le sillon sous le sein) : Permet une bonne visibilité pour le chirurgien et la cicatrice est cachée dans le pli.
  • Axillaire (dans l’aisselle) : Cicatrice peu visible, mais la pose de l’implant est parfois plus complexe.

3. Les questions sur la convalescence et la douleur

a) L’intervention est-elle douloureuse ?

  • L’augmentation mammaire est réalisée sous anesthésie générale, donc aucune douleur pendant l’opération.
  • Les suites post-opératoires peuvent entraîner des douleurs ou des tiraillements, surtout si l’implant est placé derrière le muscle.
  • Des antidouleurs sont prescrits pour gérer l’inconfort, qui diminue généralement en quelques jours.

b) Quelle est la durée de la convalescence ?

  • La plupart des patientes peuvent reprendre une activité légère (marche, tâches quotidiennes) après une semaine environ.
  • La reprise du travail dépend de la profession et varie de quelques jours à deux semaines.
  • Le sport intensif ou le port de charges lourdes sont déconseillés pendant 4 à 6 semaines.

c) Faut-il porter un soutien-gorge spécial ?

  • Oui, il est souvent recommandé de porter un soutien-gorge de contention (ou brassière de sport) pendant plusieurs semaines.
  • Cela aide à maintenir l’implant en position et favorise la bonne cicatrisation.

4. Les questions sur l’impact à long terme

a) Peut-on allaiter avec des implants mammaires ?

  • Dans la majorité des cas, l’allaitement reste possible après une augmentation mammaire, surtout si l’incision n’a pas sectionné de canaux galactophores (voie péri-aréolaire vs. sous-mammaire).
  • Il est important d’en discuter avec le chirurgien, notamment si vous prévoyez une grossesse prochainement.

b) Les implants mammaires modifient-ils les mammographies ?

  • Les implants peuvent rendre l’interprétation des mammographies un peu plus complexe, mais des techniques d’imagerie adaptées (incidences spécifiques, échographie, IRM) permettent un dépistage efficace.
  • Informez toujours le radiologue de la présence d’implants mammaires.

c) Peut-on changer la taille des implants plus tard ?

  • Oui, certaines patientes décident de changer de volume (plus grand ou plus petit) au fil des années (changements de morphologie, envies, etc.).
  • Une nouvelle intervention chirurgicale est alors nécessaire, avec des suites opératoires similaires à la première augmentation.

d) Quels examens de contrôle sont nécessaires ?

  • Des contrôles médicaux réguliers (consultation et imagerie) sont recommandés pour vérifier l’intégrité des implants et surveiller l’apparition éventuelle d’une contracture capsulaire.
  • La fréquence varie selon les recommandations du chirurgien, souvent tous les 1 à 2 ans.

5. Les questions d’ordre pratique et financier

a) Combien coûte une augmentation mammaire ?

  • Le prix dépend de plusieurs facteurs :
    • Les honoraires du chirurgien.
    • Les frais d’anesthésie et de bloc opératoire.
    • Le type de prothèses choisi.
    • Le lieu d’exercice (clinique privée vs. hôpital public, ville, pays).
  • En général, le coût total peut varier de 4 500 à 8 000 euros (ou CHF, selon la devise locale), parfois davantage.

b) L’augmentation mammaire est-elle remboursée par l’assurance maladie ?

  • En règle générale, l’augmentation mammaire esthétique n’est pas remboursée par l’assurance maladie.
  • En revanche, si l’intervention est justifiée pour une reconstruction mammaire (après cancer) ou une malformation sévère, il peut y avoir une prise en charge partielle ou totale.

c) Comment choisir mon chirurgien ?

  • Renseignez-vous sur :
    • Ses qualifications (diplômes, affiliations à des sociétés savantes).
    • Son expérience et son spécialisation en chirurgie mammaire.
    • Les témoignages de patientes et les photos avant/après qu’il peut présenter.
    • Le feeling et la confiance mutuelle lors de la consultation.

Les patientes qui envisagent une augmentation mammaire se posent légitimement beaucoup de questions : sécurité, choix de l’implant, modalités de l’opération, douleur, coûts, vie future avec les prothèses, etc. Il est crucial de s’informer en détail et de discuter ouvertement avec le chirurgien, afin de prendre une décision éclairée et d’obtenir le meilleur résultat possible.

  • Préparez une liste de questions avant votre consultation médicale.
  • Soyez transparente sur vos attentes, vos craintes et vos antécédents.
  • N’hésitez pas à demander plusieurs avis si vous en ressentez le besoin.

Avec une bonne préparation et l’accompagnement d’un professionnel compétent, vous pourrez aborder votre augmentation mammaire en toute confiance et profiter pleinement d’un résultat qui réponde à vos objectifs esthétiques et personnels.

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